Moteur B48A20B Mini JCW 231
Moteur 2.0 16V Turbo 231cv
Informations vehicule d’origine :
- Type : MINI John Cooper Works
- Cylindrée : 2.0
- Alimentation : Essence
- Puissance : 231 cv (170 kw)
- Type moteur : B48A20B
- Kilométrage : 40 000
- Garantie : 3 Mois
- Numéro moteur : F477K747
- Transmission : Automatique
TEST MINI JCW 231ch – UN KARTING DÉLIRANT
A propos de la MINI JCW
La MINI réinventée par BMW en 2001 reste une recette à succès et chaque génération suit une logique désormais bien établie pour le perpétuer. Cette stratégie premium repose sur deux axes majeurs : un look unique et décalé doublé de performances au sommet de la catégorie. Ainsi, chaque modèle de la gamme se voit chapeauté par une version John Cooper Works, hommage au fondateur de la Cooper Car Company qui transforma la sage citadine en machine à gagner des courses. En attendant une hypothétique version GP pour la MINI 3 portes F56, c’est donc avec une nouvelle JCW forte de 231 ch que la plus chic des petites GTI entend maintenir sa suprématie…
Subtilement virilisée, la MINI JCW se distingue de la Cooper S par son bouclier avant spécifique avec des grilles supplémentaires à la place des phares antibrouillard. Un point qui permet de la différencier également d’une Cooper S équipée du Pack John Cooper Works optionnel. Ajoutons aussi que la JCW n’existe qu’en 3 portes. En regardant plus en détail, on remarquera les étriers de frein rouge, la double sortie d’échappement en inox ou encore les bas de caisse, bouclier arrière et aileron remodelés. Le tout est signé de logos John Cooper Works sur chaque face.
Mais pour avoir un look sportif intégral il faudra passer par quelques mesquineries, selon un principe bien rôdé du côté allemand. Entre autres les bandes de capot coûtent 130 €, les vitres arrières surteintées 300 €, la suppression de quelques chromes 110 € et les jantes 18″ Cup au lieu des petites 17″ de série réclament une autre rallonge budgétaire de 850 €. En dehors du « Chili Red » de notre modèle d’essai et du « Pepper white », tous les coloris sont également payants.
La MINI c’est un peu comme la Porsche 911 : indémodable et à conduire au moins une fois dans sa vie quand on est passionné de voitures. Depuis longtemps, je voulais que ma mère remplace son Audi A4 de 2008 contre cette petite bombinette, mais elle est trop attachée à cette A4… alors, il fallait que j’essaie cette auto qui m’intrigue tant par moi-même. Retour sur un week-end à bord de la MINI Cooper John Cooper Works.
L’histoire des MINI remonte aux années 1950, lorsque la crise du carburant et les restrictions budgétaires ont incité la British Motor Corporation (BMC) à concevoir une petite voiture économique et compacte. La MINI originale a été créée par l’ingénieur britannique Sir Alec Issigonis et a été lancée en 1959.
Grâce à son design novateur et à ses performances étonnantes pour sa petite taille, la Citadine est rapidement devenue un succès commercial. Elle était équipée d’un moteur transversal installé à l’avant, ce qui permettait de maximiser l’espace intérieur et de fournir une excellente maniabilité. Ses caractéristiques ont fait d’elle une voiture très populaire.
Affirmant un caractère autant sportif que bourgeois, la dotation de base de la MINI JCW 231 est heureusement digne de son statut de premium. Elle comprend d’origine les phares à LEDs, la climatisation automatique bizone, le volant multifonctions, le régulateur de vitesse actif, des tapis de sol en velours et des sièges baquets spécifiques John Cooper Works avec appuie-tête intégrés très enveloppants.
Pour le reste, n’attendez pas grand chose de plus qu’à bord d’une Cooper S, ce qui est déjà très suffisant pour une personne qui se focalisera plus sur la conduite que les gadgets électroniques. Outre les divers logos JCW et l’instrumentation relookée, la finition figure toujours parmi les références de la catégorie, de même que la position de conduite. Par ailleurs, grâce aux dimensions supérieures de la génération F56, l’espace a été accru aussi bien à l’avant qu’à l’arrière où le coffre propose enfin un volume acceptable avec ses 211 litres.
Trois packs d’options sont également disponibles pour transformer la petite GTI en véritable cocon de luxe : le PACK HIGH-TECH à 1050 € (Détecteur de pluie et allumage automatique des phares, affichage tête haute, radar anti-collision), le PACK CONNECTED XL à 1900 € (Accoudoir central avant inclinable en 4 positions, caméra de recul et radars de stationnement arrière, système de navigation avec écran XL 8,8″ et touch pad) et enfin le PACK JCW EXCLUSIVE DESIGN à 2650 € comprenant notamment la sellerie mixte tissu/simili cuir et les jantes 18″. Tant et si bien que la liste conséquente d’accessoires et options de personnalisation peut rapidement faire grimper la note au-delà des 40.000 € comme sur le modèle présenté ici ! A moins d’être totalement « Mini addict », à ces niveaux de prix on pourrait aussi être tenté de regarder dans la catégorie des compactes…
La MINI originale a acquis une réputation iconique au fil des décennies, associée à un design rétro distinctif et à un héritage sportif. Cette image de marque forte a permis à MINI de se positionner comme une voiture au style unique et branché, attirant les consommateurs qui valorisent l’originalité et la nostalgie.
Également, depuis la reprise de la marque par BMW en 2001, MINI a bénéficié de l’expertise et du savoir-faire du constructeur allemand en matière de qualité et de finition. Les MINI modernes sont construites avec des matériaux haut de gamme, offrant un intérieur raffiné et une attention aux détails.
C’est aussi une de première voiture de série à avoir proposé à ses clients un large choix de personnalisation. Des couleurs vives, des toits contrastants, des accessoires personnalisés… ce qui ajoute à l’exclusivité et à l’attrait des MINI.
L’intérieur est résolument haut de gamme, avec des matériaux de qualité et un design agréable. On y retrouve une abondance de touches MINI familières, comme les boutons à bascule ou l’écran rond au centre du tableau de bord. Petit point bonus pour la jante du volant, épaisse et facile à prendre en main, ce que j’ai toujours apprécié dans le groupe BMW.
Oui, mais en occasion car la MINI John Cooper Works 2023 est proposée à partir de 42 900€ et notre version d’essai, avec toutes les options incluses, est affichée à 47 760€… un prix qui reflète son image haut de gamme mais qui est vraiment élevé pour une citadine.
Toutefois, avec cette MINI JCW, on sent que la marque anglaise a grandi et mûri. Cette version est une meilleure voiture de tous les jours et moins un jouet à usage sportif qu’elle ne pouvait l’être auparavant. Mais ne vous méprenez pas. La voiture est toujours aussi amusante à conduire, et j’ai beaucoup souri pendant le week-end que j’ai passé à son volant.
P.S. : (pour Julien) J’ai relevé une consommation moyenne d’environ 9,5L/100km en empruntant toutes sortes de routes, en ville ou à la campagne et en conduite dynamique et douce…
Moteur le plus puissant jamais monté dans un modèle de série de la marque britannique, le quatre cylindres turbo de 2,0 litres qui loge sous le capot de la John Cooper Works délivre 231 ch, soit exactement la même puissance que l’Audi S1. Drôle de hasard n’est-ce pas ?
Développé à partir de celui de la Cooper S, ce moteur très high-tech est notamment doté d’un turbo plus musclé. Intégré dans le collecteur d’échappement, il permet de réduire la course du flux des gaz et d’obtenir un moteur plus réactif avec un temps de réponse quasiment imperceptible. A cela, les motoristes de BMW ont ajouté une injection directe, une commande variable des soupapes VALVETRONIC et un système de calage variable des arbres à cames d’admission et d’échappement (double VANOS). Par rapport à la précédente JCW (R56), ce n’est pas tant l’augmentation de la puissance (+10%) que celle du couple (+23%) qui interpelle. On dispose en effet désormais de 320 Nm, en continu de 1250 à 4750 tr/mn.
En conséquence, inutile de dire que ce 2.0L se montre particulièrement plein à l’usage ! Vigoureux et réactif, il participe directement au plaisir de conduire avec la sensation unique d’un gros moteur posé dans une petite caisse. Pour autant, il n’est pas spécialement sportif dans l’âme, loin des valeurs records sur ce type de bloc. Ainsi la pleine puissance est obtenue dès 5200 tr/mn et se maintient jusqu’à 6000 avant que la gestion ne coupe tout à 6500. Il en résulte un caractère musclé mais très linéaire. Malgré un discours marketing pompeux qui voudrait nous vendre une Mini échappée des circuits, ce n’est pas mentir que de parler de mécanique pour bon père de famille puisqu’on la retrouve sous le capot du monospace BMW Active Tourer 25i.
Reste que dans la MINI ses prestations sont très efficaces et que la ligne d’échappement John Cooper Works redonne de la voix (et quelques flatulences !) à ce moteur un peu trop bien élevé. En mode Sport la JCW retrouve ce petit côté bad girl des beaux quartiers qui caractérisait les précédentes générations. Un double visage permis par la ligne à clapets actifs qui donne ainsi le choix du volume sonore selon le mode de conduite choisi.
Désormais livrée en série, la boîte manuelle à 6 rapports de la John Cooper Works donne pleine satisfaction par son guidage très précis et ses débattements courts. Imposée au lancement, la boîte Steptronic à 6 rapports et palettes au volant est celle qui offre les meilleurs chiffres, autant pour les chronos que le Co2 : de 0 à 100 km/h en 6,1 secondes (0,2 secondes de moins) et 133 g/km (contre 147g), compensant ainsi une partie du surcoût par un moindre malus fiscal et une consommation (encore) plus sobre.